Jayasalini : photographe, ultrafondeuse et écrivaine

Un récit des 3100 miles

La photographe des 50-100 km

Certains de ceux qui ont participé à notre dernier 50 et 100 km se souviennent peut être de cette jeune femme qui prenait des photos avec son téléphone. Hé bien, figurez-vous qu’elle a couru près de 5000 km ! En effet, Jayasalini Olga Abramovskikh – du Sri Chinmoy Marathon Team de Moscou, mais résidant actuellement à Paris – a réalisé l’exploit de participer et de terminer l’incroyable 3100 miles Sri Chinmoy Self-Transcendance. En 2014, pendant 51 jours, elle va tourner autour d’un pâté de maison dans le Queens à New York. Et elle va en faire un livre ; Running in rhythm with the heart (Courir en rythme avec le cœur).

La course devient un livre

La couverture du livre
La couverture du livre

Jayasalini raconte le rêve d’une femme de faire la course la plus longue du monde. Le livre explique la préparation, l’entraînement et l’épopée des 51 jours de course autour d’un bloc. Ainsi, il donne un aperçu des défis physiques, mentaux et spirituels auxquels fait face tout coureur qui entreprend cette course du SCMT, souvent surnommé « L’Everest de la course à pied ». A ceux qui lisent l’anglais et pour les coureurs passionnés, il sera très intéressant de voir comment le corps et l’esprit font face lorsqu’ils sont poussés à leurs limites. Et pour les non-coureurs, il donnera un aperçu unique d’une aventure remarquable et du potentiel de l’esprit humain.

Le livre donne au lecteur une idée des nombreuses expériences et tribulations que traversent tous les coureurs d’ultra-marathons. Ainsi, les différents chapitres vont des remèdes aux blessures et aux amitiés nouées avec les résidents du quartier où passe la course. Sans occulter les défis sérieux rencontrés pendant l’épreuve, c’est aussi une célébration de la course et de l’idéal de la transcendance de soi. C’est une expérience de vie compressée en 51 jours.

Interview de Jayasalini

Pour compléter, voici la transcription d’une interview donnée il y a quelques mois :

Question : Comment avez-vous trouvé le temps d’écrire ce livre ?

Jayasalini en fête
Jayasalini en fête

Jayasalini : J’aime vraiment écrire. De retour à la maison après la course de 3100 miles, un jour, une belle image m’est apparue. J’ai vu quelques années avant cette course, qu’elle était comme une étoile lointaine, la plus belle de l’univers. Sa beauté m’a appelé comme rien d’autre… Je me suis assise pour décrire cette image. Le livre commence par un essai racontant exactement cette expérience.

Plus tard, j’ai continué à écrire certains de mes souvenirs sur la course. Je le faisais pour moi, sans l’idée d’en faire un livre. J’écrivais parce que je pouvais à nouveau tout expérimenter – appréciant chaque détail de la course. Quelque temps plus tard, j’ai ressenti une forte envie de partager l’expérience avec d’autres. Car elle ne pouvait pas appartenir qu’à moi-même, elle devait être partagée.

Compléter le livre a pris plus de temps que la durée de la course ! Pour avancer progressivement vers l’objectif, je me suis engagé à consacrer au moins 15 minutes par jour à la rédaction du livre. Et ça a marché ! Je n’ai manqué que quelques jours et je me suis sentie extrêmement heureuse de voir les progrès. C’était comme regarder la naissance d’une nouvelle création.

Le livre a d’abord été publié en russe, puis traduit en anglais. Comme la course elle-même – où de nombreux bénévoles participent à la mise en place de l’événement – la publication du livre a été un véritable travail d’équipe. Rien ne serait arrivé sans la contribution de nombreuses personnes à la conception, l’édition, la relecture et la traduction. Je suis très reconnaissante pour le soutien de tout le monde.

Question : Quel est l’aspect le plus mémorable de la course ?

Jayasalini : L’expérience la plus précieuse pour moi a été le sentiment d’être guidé par une main invisible et un sentiment d’unité complète avec des forces supérieures qui m’ont aidé durant les 51 jours de la course. Mais aussi le temps avant et après la course. Étant là, j’ai dû trouver cette unité, rester dans un flux et être réceptive au flux. C’était un sentiment incroyable. Et puisque la course est une vraie projection de la vie, je sens que notre vie entière peut devenir ce flux. J’ai essayé de le décrire dans le livre à travers différentes histoires inspirantes.

Question : Avez-vous l’intention de refaire la course à l’avenir ?

Jayasalini : Cette question est répondue à la toute fin du livre. Alors laissez-moi vous inviter à lire dès le début et à profiter de tout le voyage.

Le livre Running in rhythm with the heart chez Amazon

Les résultats du 3100 miles Sri Chinmoy Self-Transcendance de 2014

« Courir est une véritable méditation : la respiration rythmique et les mouvements répétés aident l’esprit à quitter son flot ininterrompu de pensées. L’espace intérieur commence à exister pour la seule profondeur d’un océan silencieux à l’intérieur, et pour la joie du cœur. »

(P. 136 – Running in rhythm with the heart – 2017 – Jayasalini Olga Abramovskikh)

Dernier tour pour Jayasalini
Dernier tour pour Jayasalini
L'arrivée au bout de 51 jours 12 h 31 min !
L’arrivée au bout de 51 jours 12 h 31 min !
Tableau des finalistes
Tableau des finalistes
On peut souffler un peu !
On peut souffler un peu !

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